
Ah ah, oups.
Le 4 janvier 2011, nous apprenons qu’en réponse au député de l’Eure jugeant « le niveau de français pratiqué par le Président de la République (…) insuffisant voire indigne au regard de ses fonctions de représentation », le ministre de l’Education nationale allègue qu’ « en ces temps de complexité et de difficulté, le Président de la République parle clair et vrai, refusant un style amphigourique et les circonvolutions syntaxiques qui perdent l’auditeur et le citoyen ». Troublant concept que celui de sacrifier la langue d’un peuple au motif de vouloir communiquer facilement avec lui. Entre le style amphigourique défendu par l’académicien Nodier au XIXe siècle, et le « grammaticalement incorrect », n’y aurait-il pas une juste mesure?
Pour être clair et vulgaire…Le nain nous prend pour des cons.